La Nuit d'Orion
5.8
La Nuit d'Orion

Long-métrage d'animation de Sean Charmatz (2024)

Voir le film

Même Netflix se met au film d’animation depuis 2018 en ayant créé sa propre structure. La plupart du temps la plateforme au N rouge s’associe avec des partenaires tels que Sony ou de plus petites structures pour réaliser l’animation. Pas encore au niveau de Pixar (enfin surtout l’ancien Pixar) ou d’Illumination, on a tout de même eu droit à quelques pépites comme « Mitchell VS Machines » ou le « Pinocchio » de Guillermo del Toro. Ici, pour « La nuit d’Orion », c’est avec Dreamworks que Netflix s’allie. Un studio qu’on aurait tendance à oublier alors que c’était le plus sérieux concurrent de Pixar au début des années 2000 avec des sagas comme « Shrek » ou « Dragons ». Et, plus étonnant, on retrouve à la plume de ce film d’animation Charlie Kaufman l’auteur des scripts de « Dans la peau de John Malkovich » ou encore « Eternal Sunshine of the Spotless Mind ».


Alors que donne cette production aux origines si singulières? Et bien, au final, un animé plus que correct mais loin d’être aussi détonnant et original que sa gestation et les personnes y ayant participé le laisseraient penser. Du côté de l’animation, c’est un style de graphisme plutôt original, avec un parti pris relativement différent de ce qu’on a l’habitude de voir. Ce n’est pas à proprement parlé subjuguant de beauté mais c’est plutôt probant. Il manque en revanche d’occasions de rire voire de sourire et tout cela reste un peu trop premier degré. On aurait aimé un second niveau de lecture plus mature et un ensemble moins enfantin. Le concept de la nuit et du noir n’est pas traité comme dans un film d’animation adulte tel qu’un spectateur plus âgé l’aurait sans doute préféré. Un peu comme dans des productions animées plus sombres tels que les excellents « Numéro 9 » ou même « Monster House ». C’est dommage, mais les enfants y trouveront leur compte.


En effet, les valeurs édictées ici tout comme la morale conviennent parfaitement à un public davantage familial voire enfantin. Surmonter ses peurs et raconter des histoires dans le but de les transmettre sont au cœur du récit et c’est admirablement mené. Le tout est dynamique et passe vite et même si le dernier quart d’heure dénote totalement du reste, il a le bon goût de retomber intelligemment sur ses pattes. On reprochera tout de même une forte influence des studios Pixar et surtout de « Vice-Versa » dans la manière dont « La nuit d’Orion » représente des idées abstraites. Ici, des concepts nocturnes remplacent les émotions mais c’est quelque peu copier-coller. En somme on passe un bon moment même si ce n’est pas le film d’animation de l’année.


Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.

JorikVesperhaven
6

Le 8 février 2024

Critique lue 37 fois

1 j'aime

Rémy Fiers

Écrit par

Critique lue 37 fois

1

D'autres avis sur La Nuit d'Orion

La Nuit d'Orion
Tex_AS
5

La nuit du chasseur d'idées noires

Je ne sais pas si c'est parce que je deviens trop vieux ou bien parce que la qualité des films d'animation périclite (probablement un peu des deux mais surtout la deuxième hypothèse) mais cette Nuit...

il y a 5 jours

2 j'aime

La Nuit d'Orion
JorikVesperhaven
6

Vice-Versa astronomique.

Même Netflix se met au film d’animation depuis 2018 en ayant créé sa propre structure. La plupart du temps la plateforme au N rouge s’associe avec des partenaires tels que Sony ou de plus petites...

il y a 5 jours

1 j'aime

La Nuit d'Orion
CSteeman
6

La nuit d'Orion

Par la magie de l'animation, Charlie Kaufman matérialise la nuit pour explorer les méandres de l'identité et des peurs enfantines, interrogeant notre lien à la conscience. Pourtant, une subtile...

il y a 7 jours

1 j'aime

Du même critique

Les Animaux fantastiques - Les Crimes de Grindelwald
JorikVesperhaven
5

Formellement irréprochable, une suite confuse qui nous perd à force de sous-intrigues inachevées.

Le premier épisode était une franchement bonne surprise qui étendait l’univers du sorcier à lunettes avec intelligence et de manière plutôt jubilatoire. Une espèce de grand huit plein de nouveautés,...

le 15 nov. 2018

93 j'aime

10

TÁR
JorikVesperhaven
4

Tartare d'auteur.

Si ce n’est une Cate Blanchett au-delà de toute critique et encore une fois impressionnante et monstrueuse de talent - en somme parfaite - c’est peu dire que ce film très attendu et prétendant à de...

le 27 oct. 2022

88 j'aime

10

First Man - Le Premier Homme sur la Lune
JorikVesperhaven
4

Chazelle se loupe avec cette évocation froide et ennuyeuse d'où ne surnage aucune émotion.

On se sent toujours un peu bête lorsqu’on fait partie des seuls à ne pas avoir aimé un film jugé à la quasi unanimité excellent voire proche du chef-d’œuvre, et cela par les critiques comme par une...

le 18 oct. 2018

79 j'aime

11